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Mon 20e marathon, à Mainhatten tombait sur "un jour sans"

Courses

(il y aura plus des photos bientôt)

Le choix pour mon 20e est tombé sur le marathon de Francfort plutôt par élimination que par souhait d’absolument vouloir courir le marathon de Frankfurt. Par rapport à mes impératifs professionnels (c’est un peu dense au boulot pour l’instant pour rester dans les euphémismes) il fallait que ça tombe sur le dernier weekend du mois d’octobre et la il n’y avait que Lausanne et Frankfurt parmi les marathons IAAF du coin. Pour des raisons de facilité j’ai opte pour Frankfurt et j’ai été agréablement surprise.

 

Dès l’inscription l’organisation semble bien méritant du IAAF Gold Label: absolument tout était nickel commençant avec le package d’information lors de l’enregistrement, le site web détaille, la possibilité de changer de dossard juste au matin même, venir retirer le dossard le matin avant la course etc. C’est la première fois que je vois un grand marathon offrir la possibilité de repousser le départ d’une année sur simple demande jusqu'à 15 jours après la date de la course.

Sur place le terrain est parfait : l’expo, le départ et l’arrivée se trouve au même endroit. Quel bonheur, surtout pour les accompagnateurs. Pour contrer le mauvais temps l’arrivée se fait dans la salle de fête qui accueille 8000 places assises et 2000 debout.

 

Le parcours est assez plat avec des ravitos tous les 2.5km. Par contre c’est loin d’etre roulant car 15-20km se font a l’intérieur du centre de la ville et c’est plutôt le parcours d’une corrida qui m’ont donne le tournis avec tous les virages a 90 degrés pour contourner les tours du Mainhatten. J’ai eu trois quasi carambolages car tous le monde cours un peu dans toutes les directions. C’est également le relai, assez important avec 6000 relayeurs qui viennent se joindre aux 13000 marathoniens qui crée beaucoup de perturbations : leur sas de départ se trouvant entre le sas 3h45 et 4h00 ils font évidemment tout pour doubler au départ ce qui n’est pas évident à l’intérieur de cette masse de marathoniens qui est déjà assez dense suite aux rues assez étroites. Les changements  de relais génèrent également chaque fois un peu de mouvement dans le peloton. FMIG0098.jpg

 

Perso j’avais retire mon dossard, la puce et le sac bien fourni vendredi après-midi, sans le moindre retard. Le t-shirt finnisher est optionnel a 23 euros ou 20 si précommandé. La puce se loue pour 6 euros. L’expo est immense, fait facilement la taille de celle de Boston. Tout est très mercantillique, absolument tout porte le nom d’un sponsor même les différents sas de départ. Un peu trop de commercialisation a mon gout mais bon, si ca réduit le prix d’inscription…

 

La météo est sublime le matin du marathon, beau soleil, 10 degrés, pas une brise. Wahou. On profite du changement de l’heure avec une heure de sommeil de plus. Avec Tiga j’arrive dans le village marathon vers 9h, l’attente aux toilettes est un peu longue : 35 toilettes pour autant d’athlètes et leur accompagnateurs, c’est juste pas assez. L’entrée dans les sas se fait un peu chaotiquement - avec d’autres athlètes j’escalade la barrière car on arrive un peu a la bourre et les sas sont déjà plein a craquer. Tant pis, on s’entraide, l’un tiens ma bouteille de boisson d’attente et l’autre m’aide a franchir l’obstacle. La cérémonie du départ est sympa : le speaker présente les élites, on a droit a tous les morceaux typiques et le départ est donne après les Chariots of Fire. Je suis vraiment pas loin de la ligne de départ (30-40 mètres) mais je mets 40 secondes pour la franchir – le départ est super lent, pendant 500 mètres c’est un troupeaux de tortues qui se met en route pas des marathoniens qui s’élancent. Premier virage à 90 degrés au bout de 300m, deuxième au bout de 600m et ca continue comme ça. J’ai un mal de chien a bien sentir mon allure, j’y suis pile poil (4.55min/km) mais les sensations sont mauvaises (et le resteront pendant l’intégralité du parcours). Je me calque sur mon Suunto, lance mon ipod à fond et oublie le reste autour de moi. Au troisième km je me suis fait une raison, ce marathon la, mon 20eme, il va falloir le faire au mental, les jambes n’y sont pas. Tant pis, il fait trop beau pour ne pas essayer d’en profiter. Et le public est énorme : absolument partout, dans le moindre recoin il y a du monde, je dirais pratiquement autant qu’a Boston et a New York. Apparemment 300000 si l’on croit les journaux du lendemain. Ceci dit tout a été prévu pour : tout le long du parcours des petites tables et des bancs façon Fête de la Bière ont été installées sur les trottoirs ou sont offerts des boissons (voire bière) et de la nourriture (ça sentait le Bratwurst partout). Egalement une trentaine de groupes musicaux sur les 42km. Très étonnant mais franchement c’est super. On se sent tout de suite moins abandonné.  Par endroit on une l’impression Tour de France avec le public qui nous laisse un tout petit chemin pour passer.

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Le parcours devient enfin roulant au km 13 et on traverse les villes de Sachsenhausen, Niederrad et…très pittoresque, très sympa, assez vert. J’en profite pas vraiment, mes yeux restent rives tout le long sur mon Suunto pour garder la vitesse constante a 4.55. Avec les arrêts aux ravitos j’arrive pile poil au km 35 en 2h30 mais j’en ai marre, c’est pénible de se forcer incessamment sur 30km.

Je me laisser aller, je glisse de 20 sec au kilo, 5min15sec au lieu de 4min55sec et du coup j’arrive au 35e en 2h57 et au 40km en 3h24. Et pourtant mes jambes ne vont pas plus mal qu’aux trente premiers kms et suivant bien mon protocole de ravito je me sens aussi fort qu’au départ (enfin presque). Mais l’envie de souffrir manque, 5min15sec c’est cool, mon allure endurance. Je me sens aussi bizarrement désorientée, c’est pas comme à Boston ou l’on voit le signe de CitCo de loin ou comme au MAM ou je connais le parcours par cœur. Le pire km était le 36km, juste eu marre de recommencer les zigzags dans la ville. Les spectateurs m’énervent : faut vraiment être voyeuriste de venir voir les pov’ athlètes sur leur derniers km (meuh non ils sont gentils a venir nous encourager dans nos efforts). Au 37 on croise ceux qui sont sur leur dernier km. Très envie de couper, n’importe quoi. Je décide de me ressaisir a partir du 38km ou je commence doucement a accélérer et doubler. Encore un carambolage avec un mec qui ne s’attendait pas que je passe. Je serre les dents, passe d’abord à 5min00sec et a 4min50sec à partir du 40e et me ravi de dépasser plein de femmes que j’avais laisser passer auparavant. J’ai tellement envie d’en finir je fonce vers la banderole du départ, sachant que l’arrivée ne sera pas loin, km42, un dernier virage, hyper serre celui la, ca se rétrécie, impossible de sprinter, mais au miracle je lève pour une fois ma tête, découvre Tiga dans la foule avec l’appareil photo, je réussis un sourire et un coucou et galope direction salles des fête, encore impossible de sprinter car le passage est trop étroit mais au moins c’est vraiment mignon et festif comme arrivée. FMHF3936.jpg

Je finis en 3h35, 2967/13000 , 231e femme/1697, 43e dans ma catégorie. Je voulais faire top 50 dans ma catégorie et top 15% des femmes, ces buts là ont été tous les deux atteints malgré tout.

La sortie se fait rapidos, sans contraintes, on reçoit d’abord une rose, notre couverture de survie, notre jolie médaille couleur Garfield. Tout est rapide et fluide et l’espace est grand. Je prends bcp d’eau et me dirige au 2e étage (par escalator) pour rendre ma puce et récupérer mon diplôme avec mes résultats bruts et nets. Pas d’attente, c’est cool. Je zappe les douches, massages etc. et me dirige vers le rdc ou Tiga m’attend déjà, j’aurai mis moins de 20 minutes à traverser la zone d’arrivée, me ravitailler, rendre la puce et récupérer mon diplôme. Tiptop logistique.

 

Un marathon clairement à refaire, de préférence « un jour avec ».

 

 

  voici un lien pour la collection des videos

 

 



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  • Bambi le
    merci Loic, à bientôt
  • LoicM le
    Bravo Nina ! belle perf malgré le manque de jambes. C’est amusant parceque sur bien des points, je retrouve mon marathon de dimanche dernier en negative split … marre dès le 13eme km, et le reste les yeux rivés sur la Garmin pour garder la vitesse, en accélérant à partir du 32eme pour en finir au plus vite …. Allez Nina !! sous les 3h30 pour le 21eme marathon !! Bravo.
  • tiga le
    c’etait cool hein ?
  • Le Lutin d'Ecouves le
    3h35, on aurait pu courir côte à côte ! Heureux d’avoir des nouvelles de Bambi ! Je vois que tu ne molllis pas, 20 marathons, je n’en suis même pas là !.Vivement les photos !
  • Bambi le
    thanks Wendy, that’s very kind. Don’t have any pics yet but I have just posted the video link… Hope to see you soon N


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