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Prom’Classic 2014 – couronnement d’une année de reprise - revue de l'année 2013

Courses

 

Souvenez-vous : la Prom 2013 fut la première course après bébé qui avait à peine onze semaines. Une reprise bien réussie. (Lien vers le récit)

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Ont suivi le Semi-Marathon de Rueil Malmaison début mars dans un froid glacial. Joli parcours (deux boucles de 10km avec une méchante bosse) que j’ai bouclé en 1h42, tranquillou. Certainement une course à refaire.


Ensuite le Marathon de Boston en Avril et sa fin tragique. Comme tous les athlètes décents je ne reviendrai pas sur l’aspect course/perf et je ne sais pas quoi de superficiel de cette course par respect pour les victimes. Je serai certainement de retour à Boston en 2015 avec mes amis puisque rien n’arrêtera l’esprit sportif. 

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Quinze jours après Boston place au sport : le premier mai je me lance sur le Marathon de Sénart étant donné que les évènements de Boston doivent être digérés d’une façon ou d’une autre. La mienne est en courant. Pas de chance je me fais un méchant lumbago quelques jours avant sur un vol de nuit professionnel. En me rendant au départ j’ai bcp de mal à marcher, mais je peux courir. Ce marathon n’a reçoit pas assez de pub  et de revues positives : l’organisation est au top dans le moindre détail

  • Parking/service de bus tip top
  • l’organisation la plus intelligente de WC d’avant course que j’ai vu en 32 ans de compet !!      
  • frais d’inscription tout doux, de moins de EUR40, çàd moins d’un euro par kilomètre – ça c’est un rapport qualité prix qui séduit
  • pratiquement autant de bénévoles que d’athlètes et ils sont aux petits soins avec nous : grandes tables de ravito tous les 2.5km, richement fourni.
  • Ambiance extra avec pas mal de public malgré une météo assez moyen
  • Arrivée au stade
  • Parcours roulant quand il n’y a pas de vent

C’est malheureusement ce dernier point qui m’a encore foutu dedans, ceux qui me connaissent savent que j’ai horreur du vent. Dix jours avant la course windguru nous annonce un vent de 45kmh avec des rafales à 75kmh. Pire encore : une grande partie du parcours sera exposée. Tant pis pour la loi de Murphy je m’y inscris quand même et pars tranquillement. Pas de vent jusqu’au 5ème kilomètre, après ça commence à souffler. J’essaie de me cacher derrière d’autres athlètes mais on n’est pas assez nombreux et j’ai dès le 10/15kilo plutôt tendance à doubler. En gros XXXXXX vent, seule partie sans vent était du km 28 au 33è où j’arrive à sacrement accélérer. Pire moment était un faux plat montant vers le 36/37è . Je finis avec quelques minutes de negative split. Comme les premiers qui rajoutent six minutes en moyenne par rapport à laeur propre chrono des années précéndentes. 

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Je finis en 3h42 avec une bonne marge pour les qualifs aux Frances, 18è féminine, 7è V1F. Au semi je suis 495è, à l'arrivée 374è/991 arrivants. Seulement cinq hommes m'ont doublé entre le 15è km et l'arrivée et aucune femme.  Pas mal, bébé a eu six mois et demi ce jour-là ! Même si je suis un peu déçue que les conditions météo m’ont forcé à courir une course en dessous de mes capacités. Mais c’est ça la loi de Murphy, il faut relativiser : j’aurais pu y rester quinze jours auparavant à Boston.

 

Ensuite petite pause et reprise des hostilités sur un 10k le 1er juillet à Saint Brie. Là encore la loi de Murphy frappe : après un printemps avec une météo exécrable (super froid et ultra humide, j’avais habillé bébé de sa super combine polaire (merci Marion !!) pour la sortie avec poussette le 23 juin tellement il faisait mauvais) une vague de chaleur s’est emparé de l’île de France faisant de ce petit 10km un véritable calvaire. Heureusement c’était pénible pour tous les coureurs et je finis donc 3è V1F. Un podium. Mais pas la qualif. Pfffffffff. Le récit de cette course se trouve ici.

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Mi-août je profite des vacances à Lacanau pour participer à l’une de mes courses préférées : le 10km du Porge. Là c’est la qualif avec une grosse marge (je l’avais couru en mode seuil comme entrainement pour Berlin) et encore un podium : 3è V1F. Le récit détaillé se trouve ici.

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Deux semaines avant Berlin je participe (trjs en mode seuil) à la Fin d’Oisienne, course tip top et Murphy est aux abonnés absents. 1ère V1F en 46’31’’. Youhou. Voici le récit.

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Berlin, ahhhhh Berlin : le récit est là !! malgré une méchante diarrhée (Murphy c’est toi encore ?) je boucle le tour en 3h33. Pas mal pour une maman dont le bébé n’a même pas un an.

 

 

 

Pause post Berlin et un petit 10km en guise de test : le récit est là, course bien arrosée/venteuse et pénible grâce au retour en force d’un certain Murphy qui m’a également bien saboté le reste de l’année grâce à un méchant virus contracté lors d’un voyage professionnel que j’ai trainé jusqu’à fin Décembre. Genre le Cross de Chaville fin Novembre était un bon test de « comment courir avec une gastro virulente aigue ». Intéressant mais pas très productif.  

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La Prom 2014 était donc un peu la surprise après deux mois de galère physique. Je ne savais pas trop où j’en étais niveau perf. Mais évidemment ce n’était pas la gastro qui allait rendre ma course intéressante mais à nouveau un lumbago. Rien à voir avec la loi de Murphy, c’est tout simplement le fait d’avoir voyagé seul avec bébé Victor (82cm/12kg) et quarante mille bagages qui a tué mon dos. Mais vraiment tué : samedi la veille de la course j’arrive tjrs pas à marcher, je fais quand même ma demie heure de prépa pré-course habituelle avec mes lignes droites etc et oh miracle je n’ai pas mal quand je cours. La météo est exécrable, je retire mon dossard dans un village complètement désert sous une pluie battante et puisque le t-shirt femme est aussi mal coupe qu’en 2013 (toutes les tailles ont la même longueur càd trop court pour moi, c’est juste la largeur qui change) la gentille bénévole m’offre un t-shirt homme (chose qui m’a été refusé en 2013). Cool.


Il pleut tjrs dimanche matin quand je me lève et je reste planqué dans ma voiture jusqu’au dernier moment pour éviter la pluie. Apparemment huit vols ont été annulés pour mauvais temps à l’aéroport de Nice. Et pourtant la loi de Murphy ne s’appliquera pas ce matin là – les gouttes de pluie cessent vingt minutes avant la course et même mon dos va un peu mieux. Je m’échauffe, fais mes lignes droites et m’insère dans mon sas un quart d’heure avant l’heure prévue du départ.  Pour une fois je vous fais grâce de la description de la minute pipi mais sachez que malgré d’avoir une participation record de 8000 inscrits il n’y a tjrs pas plus qu’une dizaine de WC (je les ai comptés quand même) et la plage est comme les ans la première victime de cela.

Je suis dans le deuxième sas avec tous les autres licenciés FFA à quelques dizaines de mètres de la ligne de départ. Au total nous sommes 8000 au départ, entassés dans six sas. Quelques minutes avant l’heure du départ les coureurs sont invités à avancer pour consolider une seule foule de départ. Sauf que personne n’a pensé à retenir les athlètes derrière la ligne de départ comme ça se fait normalement – tout le monde avance donc bcp trop, les premiers sont à une quarantaine de mètres devant la ligne et la course ne peut évidemment pas être lancée (NDLR : une course officielle doit commencer derrière la ligne de départ et se terminer après la ligne de départ, sinon elle ne comptera pas et le juge arbitre et en charge de faire respecter cette règle de base).

Les coureurs ne comprennent pas trop pourquoi du coup ils sont invités à reculer et c’est très difficile de demander à 8000 personnes prêt à se lancer sur une course à faire demi-tour. Tout doucement la reculade ce met en place mais ça se bouscule quand même pas mal. Heureusement tout le monde est calme et zen et cherche à reculer doucement sans écraser l’athlète derrière lui. Sauf que ça ne va pas assez vite pour les organisateurs qui ont envoyés des types style videur qui reculent les gens de force. Là ça passe bcp moins bien et à un moment je crains un mouvement de foule, surtout que nous sommes entourés par des grillages hauts qui ferment les sas des deux côtés. C’est la pure chance qu’il n’y ait pas d’incidence et la course part enfin avec sept minutes de retard. Mon dos n’a pas trop apprécié tout ce piétinement. Aie.

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Etant donné mon état (dos etc) je ne sais pas trop à quoi m’attendre et je pars donc encore plus tranquillement que d’habitude. Sauf qu’après 150m mètres du départ ça se bouscule, il y a plusieurs athlètes par terre, ça bouchonne et risque de finir en carambolage généralisé. On va dire que le départ d’autant de monde n’est absolument pas maitrisé par l’organisation. Depuis qu’ils ont instauré ce nouveau mode de départ il y a trois ans (faire partir tout le monde simultanément) c’est le bins tous les ans…malgré les différents sas et la largeur de la Promenade des Anglais ça reste borderline dangereux.

J’arrive à ne pas tomber et doucement on commence à recourir. Ce petit incident nous a couté dans les 15 secondes au moins. Premier kilo parcouru en 4’40 (j’ai retiré les 15’’ de perdu), deuxième en 4’45’’, j’ai impression que c’est très lent, je m’ennuie et accélère un peu. Heureusement à ce moment mon ami Laurent passe et on se souhaite la bonne année.Comme tous les ans. Il finira sa course avec un chrono superbe de 39’54’’.

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 Le troisième km est franchi en 4’35’’, le quatrième en 4’40’’, le cinquième également, le ballon des 45’ passe et je le garde en ligne de mire, ça m’occupe parce je m’ennuie tjrs mais pour l’instant ça va bien. Un peu trop de monde sur le virage du mi-parcours. On est effectivement trop nombreux sur le parcours pour circuler sans constamment être en risque de se marcher dessus.  Un petit vent se lève sur le retour et j’augmente un peu mon effort pour maintenir mon allure.1005396_563206103774061_1754876925_n.jpg

Je hais le vent de face. Je sais que je pourrais faire mieux et courir un peu plus rapidement mais quelque part mon dos me gêne quand même. 6è km : 4’43’’, 7è km : 4’45’’, 8è km : 4’42’’, 9è : 4’40’’ : je m’ennuie tjrs mais c’est bientôt fini. L’arche du sponsor annonce le dernier kilomètre et j’aime bien le motto : « Find your rhythm, enjoy your run ». Bien plus adapté à ma ballade du jour que les « Nothing is Impossible » ou « Just Do It » des autres marques. Je fais semblant d’accélérer un peu et fini le dernier km en 4’34 et en 46’45’’ au total. Mouais. Peux mieux faire. Je transpire à peine. En même temps c’est seulement 13‘’ plus lent que mon chrono du mois de septembre dans des conditions optimales et avec un bon entrainement. J’avais aussi l’impression en septembre que je courrais une course. Là c’était une balade sympathique en compagnie de 8000 autres joggeurs. Ça promet pour le reste de la saison.

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Je fais mes vingt minutes de footing post course, quelques étirements dos permettant et rentre. Espérant que l’organisation s’attaquera sérieusement à la gestion du départ et  au design des t-shirts féminins.   Le parcours restera tjrs l’un des plus chouettes pour un 10km.

 

 

2013, l'année au trois marathons...Boston, Sénart et Berlin

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